Convergence 2010

Évènement emblématique de la fête du vélo en 2009 à Paris, la prochaine Convergence cycliste en Île-de-France aura lieu le dimanche 6 juin 2010, toujours à l’occasion de la fête du vélo. Il s'agit d'une ballade à vélo qui converge de toute l'Ile de France vers Paris.

Le regroupement est prévu à 9H15 à la mairie Annexe de Mitry-le-Neuf à côté de la gare RER de Mitry-le-Neuf/Villeparisis. Nous rejoindrons ensuite le cortège à Villeparisis à 9H45 de l'autre côté du canal de l'Ourcq.

Voici les horaires retenus pour les étapes qui partiront de Senlis :
5 h00 : Senlis
7 h00 : Othis
8 h 30 : Compans
9H15 : Mitry-le-Neuf : Mairie Annexe
9 h 45 : Villeparis : sortie RER côté canal
10 h 15 : Sevran : gare sortie canal
11 h00 : Bobigny Parc de la Bergère côté canal
11h15/11h45 : Pantin - gare RER E ; lors de cette étape, le cortège partagera avec les pantinois un buffet offert par la ville de Pantin.
12H00 : Le cortège se rendra ensuite à Paris-Stalingrad

Paris "Louvre-Rivoli" : destination finale pour un pique-nique géant.

La participation est libre et ne nécessite aucune inscription préalable.

Pour toute information contacter :
Correspondant de la Convergence à Mitry-Mory : Farid Djabali.
Téléphone portable : 06 22 47 59 25
Courriel : djabali.farid@neuf.fr

Conseil municipal du 25 mars 2010

Le projet de reconstruction/démolition du quartier Corbrion constitue une opération majeure pour la ville ; il apportera une amélioration notable des conditions de logement pour de nombreuses familles et qualifiera l’entrée du bourg historique.
Ce projet nous amène à libérer les emprises de la cuisine centrale et d’édifier sur le site dit de la ferme Novion des nouveaux locaux. Cet équipement important s’inscrit dans le projet global du pole d’équipements ; espace structurant pour la ville qui correspond au dessein inscrit au PADD* du plan local d’urbanisme.
Ce même PADD* indique que « revitaliser, embellir, moderniser » façonne l’enjeu spécifique du Bourg. Ainsi, ce nouveau bâtiment de 400m2 doit faire l’objet d’un soin architectural particulier pour rester dans l’harmonie globale du site. D’autre part, le PADD* souligne la nécessité de participer à la maitrise de l’énergie afin de réduire les consommations. Pour y répondre, nous pensons qu’une réflexion globale doit s’effectuer sur son empreinte écologique avec en particulier une recherche en faveur de l’efficacité énergétique.
Concernant le lancement des procédures de D.U.P sur les terrains du secteur de Bois le Vicomte, cette démarche permet de maitriser l’aménagement futur de ces 46 hectares et de couper court aux projets d’opérateurs en contradiction avec les ambitions de la municipalité.
Enfin, devant les grands désordres écologiques et la perte de biodiversité, certains esprits mettent en avant l’imposture écologique, d’autres décrient le « green business » ou d’autres encore déclarent « l’environnement, ça commence à bien faire » pour refuser de reconnaitre que l’Homme est à l’origine des changements climatiques, de la pollution de l’air et de l’eau, de la disparition des espèces floristiques et faunistiques. Nous dénonçons ces positions négationnistes et nous considérons que le monde de demain ne sera possible qu’en respectant toutes les formes de vie.
*Projet d’Aménagement et de Développement Durable

Declaration Conseil Municipal du 21 janvier 2010

Les orientations budgétaires de cette année s’inscrivent dans une conjoncture particulière de crise systémique économique provoquée par un modèle dérégulé.
S’agissant des finances publiques, les règles changent et la perte de l’autonomie financière des collectivités handicapera à terme les engagements et les projets.

Dans ce contexte, cette année ‘charnière’ est plus particulièrement marquée par une hausse conséquente des besoins du CCAS, cela illustre les conséquences sociétales du déséquilibre grandissant et de l’insécurité sociale.

En investissement, nous approuvons l’opération de rénovation en direction des rues et des trottoirs, et du patrimoine bâti. Ce programme participera à mieux se déplacer en ville et favorisera également le déplacement en mode doux (marche et vélo). Aujourd’hui, pour partie en raison de son utilisation ou de sa qualité d’origine notre patrimoine souffre d’un vieillissement et ne permet plus complètement de répondre aux attentes d’un service public de qualité. Toujours dans ce chapitre, la performance énergétique des bâtiments doit faire l’objet d’une attention toute particulière.
Concernant le contrat de pôle de la gare de Villeparisis/Mitry le Neuf, nous pensons qu’il doit déboucher rapidement sur un projet de pôle de transport multimodal.

Nous rappelons que 2010 a été décrétée année internationale de la biodiversité, il s’agit pour nous d’un message important.
En effet, il ne constitue pas un simple leitmotiv « d’écolo militant », de ‘Bo-Bo’ en quête de bons sentiments ou encore d’éco-blanchiment du discours (green washing).
Nous considérons que nous n’avons pas le droit de gaspiller les ressources naturelles, de vivre en détruisant les autres espèces vivantes pour assouvir des besoins trop souvent superficiels dans une course à l’hyperconsommation.
Comme l’indique Hubert Reeves, il s’agit de « s’engager dans la voie d’une nouvelle relation entre l’humanité et le vivant »
Nous pensons que la crise écologique amplifie l’insécurité sociale et qu’il s’agit pour chacun de veiller à réduire son empreinte écologique.
Plus localement, au niveau communal, nous espérons que cette année l’agenda 21 verra le jour et permettra de prendre le relai du plan local de l’environnement.
Nous ne demandons pas forcement la révolution verte mais des actions simples, d’autres plus ambitieuses en faveur de la protection des espaces, de la biodiversité, de la maitrise de l’énergie et des déplacements alternatifs à la voiture individuelle comme la mise en œuvre d’un réseau Pédibus.
De la même manière, le déploiement des actions inscrites dans le cadre de l’éco-responsabilité doit prendre sa vitesse de croisière.
2010 est également l’année de la révision du PLU, nous serons très vigilants sur l’impact des aménagements sur le milieu naturel. Aujourd’hui, Aéroports De Paris exerce une pression importante pour obtenir l’ouverture des territoires sur sa large frange Est et Sud. Il s’agit pour nous d’une grave atteinte aux espaces naturels et à l’activité agricole.
D’autre part, la commune renferme plus de 110 hectares en ENS (Espaces Naturels Sensibles), dont le bois du moulin des marais. Le projet d’aménagement de reconquête et de sauvegarde de cet espace s’enlise. Nous souhaitons que la Municipalité redynamise les engagements de tous les partenaires.
La fête des 85 ans de la municipalité constitue un temps fort dans le calendrier des festivités de la ville, nous proposons que la biodiversité soit un des thèmes retenus.
Enfin, nous nous félicitons de la naissance d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) réunissant les habitants de Villeparisis et de Mitry-Mory.
Nous espérons le développement de ces initiatives voire l’ouverture avec l’aide de la commune d’autres espaces agricoles pour une consommation en circuit court.

Le sommet de Copenhague

Du 07 au 18 décembre 2009, les Etats des nations unis se réunissent pour conclure un accord international sur le climat.

Site d'Europe-ecologie :
http://www.europeecologie.fr/contenu/mobilisation-pour-copenhague

Site copenhague ultimatum pour la planete
http://www.copenhague-2009.com/actualites

Site de France Nature Environnement
http://www.fne.asso.fr/

Conseil municipal du 26 novembre 2009

L’ordre du jour du conseil est spécialement marqué par les différents rapports relatifs aux délégations de services publics.
Nous pouvons apprécier la publication de ces documents et la volonté de transparence. Toutefois, il manque celui de la restauration scolaire ou encore celui du Siacvim.
Concernant les déchets, le rapport de la ville expose les volumes collectés. Ici, nous pouvons constater un léger fléchissement du tonnage traité. Malgré la mise en place de la collecte des déchets verts qui remportent un certain succès, cette tendance déjà amorcée depuis quelques années demeure en deçà des espérances.
D’autre part, ce rapport souffre de l’absence d’indications relatives au traitement des déchets dans les habitats collectifs ou encore issus des activités dans le tissu urbain. Il manque aussi une conclusion et les points d’amélioration à mettre en œuvre.
S’agissant du rapport du SMITOM, nous pouvons saluer une amélioration de la présentation mais nous sommes à nouveau déçus des informations données.
Le manque de permanence de méthode ne permet pas de juger la performance des installations et la maitrise de la gestion de la délégation. Il s’agit par exemple des 9000 tonnes en provenance de collectivités non adhérentes ou encore de la destination exacte des produits de compostage. Nous déplorons toujours l’absence de précautions pour récupérer les fluides issus des réfrigérateurs et de la trop timide expérience sur la valorisation des appareils électriques (D3E).
L’équilibre financier se révèle toujours très fragile en raison de la baisse des tonnages incinérés mais également la baisse des recettes des matières issues du tri ou encore du désengagement des organismes comme ‘écoemballage’.
Ce système, pensé dans les années 90 a permis de valoriser nos déchets, mais aujourd’hui, il est à bout. Nous pensons que le syndicat doit sortir de sa position de surveillance d’un système pour se tourner vers une approche plus active pour une diminution à la source des déchets et pour une meilleure valorisation matière.
Concernant l’assainissement, le rapport Véolia s’avère peu prolixe, aucune analyse sur le fonctionnement n’est effectuée.
Enfin, pour la distribution de l’eau potable par la régie communale, le taux de rendement de l’eau distribuée atteint un taux exceptionnel de plus de 95% grâce à la rénovation des réseaux et à la chasse aux fuites, à comparer au taux de 80% en dégradation, pour l’eau distribuée par Véolia.

Asisses territoriales 2009

Monsieur le Président du Conseil Général de Seine et Marne,

Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à nos territoires au travers des assises territoriales que vous avez initiées depuis le 1 juillet 2009 à Dammartin-en-Goële.
Nos territoires demeurent largement impactés par la plateforme aéroportuaire et tenter de rassembler les élus locaux pour élaborer un projet cohérent d’aménagement sur nos collectivités nous semble très pertinent. Nous avons pu assister à la présentation et écouter votre message.

Toutefois, le diagnostic présenté demeure largement inconséquent. Il apparait même difficile de comprendre le cahier des charges donné au bureau d’études. En effet, on nous dresse un tableau largement connu sans grande réflexion, des projets de développement assez déplorables comme « Aéroville » ou encore un terrain de Golf sont mis en avant.

Sur le plan environnemental, on évoque très vaguement le sujet, alors qu’un aéroport comme Roissy constitue une illustration de notre société d’hyper consommation qui porte de graves atteintes à l’environnement : mangeur d’espace agricole, imperméabilisation des surfaces, énergivore, générateur de déplacement automobile, nuisance sonore, impact sur l’air et sur l’eau.
Vous ne faites aucune mention de la cartographie du bruit élaborée depuis peu qui montre le fort impact de nos territoires par le bruit issu de l’activité aéroportuaire, mais aussi celui causé par les infrastructures routières et ferroviaires.
Vous ne faites pas apparaitre le devenir des terres agricoles mises à mal. Pourtant le grignotage continu et les coupures multiples des accès, les exploitants agricoles ne pourront plus continuer leur activité vitale pour l’alimentation humaine.

Sur le plan social, ADP ne manque pas de mettre en avant le ratio passagers/emplois.
Il s’agit trop souvent d’un discours culpabilisant qui cache la destruction d’emplois ailleurs et met sous silence leur qualité.

Nous sommes aussi atterrés des propos peu novateurs hérités des 30 glorieuses qui prônent la croissance, rien que la croissance pour le progrès social. Il s’agit pourtant d’un leurre.
Depuis quelques années, le développement durable a verdi le discours sans changer grand chose. On subit presque impuissant, les effets dévastateurs d’une économie irréelle au service de quelques uns au détriment du plus grand nombre en épuisant la planète.
A l’heure du réchauffement climatique, une remise en cause de nos modes de vie hyper carbonés doit être effectuée au profit d’une société écologique, à savoir économe en ressources naturelles et socialement équitable.
Par ailleurs vous faites abstraction du projet de CDG express, projet inique pour transporter des voyageurs occasionnels au détriment du voyageur du quotidien qui subit les conditions déplorables.

A l’heure où on parle de biodiversité, ces territoires doivent être préservés et devenir un tampon entre les zones habitées et l’emprise d’ADP.
Mais malheureusement, pour satisfaire les appétits d’ADP, vous militez avec vos collègues, pour l’ouverture des territoires de Mitry-Mory notamment. A notre sens ce point de vue ne peut être accepté.

Par ailleurs, dans la continuité des lois Grenelle 1 et 2, en application de la circulaire du 23 mars 2009 relative à la territorialisation de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, Monsieur le Préfet de Seine et Marne engage en ensemble de mesures. Dans le document de présentation, on peut noter que Roissy constitue un enjeu dans le cadre du grand Paris. Ici encore, il apparait une grande confusion des politiques engagées.

Dans votre compte rendu sommaire de la réunion du 01 juillet 2009, vous n’avez pas cru bon d’indiquer mes interrogations et préoccupations. C’est regrettable lorsqu’on prétend pratiquer de la démocratie participative.

Pour conclure, vous auriez pu présenter un diagnostic mieux ficelé et poser clairement la question de fond : comment accompagner la mutation d’un aéroport de l’après pétrole ? Messieurs et Mesdames les élus, quels projets souhaitez vous porter pour vos territoires ?

Nous vous prions de croire Monsieur le Président, en l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

conseil municipal du 24 septembre 2009

Les opérations de logements locatifs constituent des opérations lourdes pour la collectivité.
En effet, l’aménagement d’un quartier demeure toujours un exercice délicat, il s’agit de répondre aux besoins de logements à un cout de construction acceptable pour que les loyers s’établissent à un niveau supportable par les occupants. Il s’agit également de veiller à l’accompagnement de l’apport des nouvelles populations ; écoles, restauration scolaire, transports, services publics..
Pour financer ces opérations, les bailleurs publics font appel aux banques à des taux du marché de l’argent.
Aujourd’hui, le système bancaire doit son salut grâce à l’intervention des Etats et nos établissements financiers retrouvent leur bénéfice. Mais malgré tous les excès, ils ne s’engagent pas pour autant dans un cercle plus vertueux.
Pour couvrir leurs prêts, ils continuent à exiger une garantie de la collectivité alors que les fonds sont déjà garantis par l’Etat. Ces banques ne prennent donc aucun risque et font payer fort cher leur service. Nous pensons donc que cette pratique doit cesser au profit d’un service public de financement pour les investissements publics des collectivités.
Toujours en matière économique, la commission Stiglitz mise en place par le Président Sarkozy remet en cause l’indicateur ‘PIB’ produit intérieur brut des 30 glorieuses pour le remplacer par le ‘BNB’ le bonheur national brut. Cette nouvelle approche permet de prendre en compte la santé sociale et l’empreinte écologique de notre économie. En revanche, la transformation de la Poste en société anonyme avec les critères de marge et profitabilité n’entrent pas dans cette nouvelle philosophie. Nous pouvons craindre à terme le démantèlement du réseau qui a pourtant le mérite d’assurer un service public sur tout le territoire et un lien social fort.