Conseil municipal du 27 septembre 2016

Les chartes sont des actes engageants les signataires sur un objectifs partagé. La charte présentée ici nous interpellent sur certains aspects. Ainsi, si les objectifs et les intentions paraissent louables, comme les qualifient les verbes employés: considérer, œuvrer, favoriser, il n'en demeure pas moins que peu de choses les définissent et rien n'est dit sur les moyens envisagés, les solutions préconisées et leurs chiffrages: taille des parcelles, actions de préservation de la biodiversité, maraichage et cultures de produits bio. Bref, une utilisation de ces terres selon les souhaits des riverains. D'ailleurs, ont ils été consultés à ce sujet? De même, le périmètre du projet reste flou et aucun calendrier n'est fixé quant à l'extension vers la Seine et Marne dans les 30 ans. On nous dit vouloir préserver 8000 Ha sur 9500 Ha de terres agricoles, certes, mais rien n'est dit sur le devenir des 1500 Ha restants, sur leur utilisation et les répercussions éventuelles qu'elles pourraient générer. Doit on lire entre les lignes et comprendre que les 300 Ha destinés au projet inutile d'Europa City en seront déduits? De même, on ne sait rien de la démarche similaire initiée sur le grand Roissy Est: projet, réalisations, bilan...Nous espérons que ces griefs seront entendus et considérés de sorte à ce que cette démarche soit structurante sur le territoire concerné et qu'elle sera partagée avec les populations locales. Bien que nous émettions un avis favorable à ce projet agricole de territoire, nous resterons attentifs sur les suites qui lui seront données.

Conseil municipal du 28 juin 2016

Sivens, Bure, Notre Dame des Landes, Triangle de Gonesse, CDG Express et bien d’autres, on ne peut pas dire que les porteurs de projets inutiles, tant socialement qu’écologiquement, ne soient pas tenaces et constants. On peut leur faire confiance pour favoriser le productivisme à tout va, creuser les inégalités et mettre à mal la planète. C’est pourtant à coup d’écrans de fumée et de mensonges que les grands sorciers de l’économie espèrent aboutir à leurs fins pour faire plaisir aux promoteurs privés, à certains élus et  tant pis si cela nuit aux riverains. Ces derniers  ont la possibilité d’aller ailleurs puisque nous sommes en démocratie et que la libre circulation est garantie. Ainsi, à titre d’exemple, les récents événements climatiques, amplifiés par des espaces devenus imperméables du fait du bétonnage à tout va, ne suffisent pas pour raisonner tous ces marchands de rêves.

Plus de 15 ans que les riverains potentiels du « CDG express » clament haut et fort son inutilité, qu’ils demandent une réelle modernisation du RER B et son bouclage. Les rustines appliquées çà et là n’ont pas soulagé le quotidien du million de voyageurs par jour qui l’empruntent. Bien sûr que les riverains et les usagers sont consultés, mais les écoutent-on vraiment quand, on leur annonce qu’une navette directe va être mise en place pour satisfaire quelques dizaines de milliers de passagers quotidiens qui rallieront la Capitale. ! Les porteurs du projet et leurs défenseurs montent les territoires les uns contre les autres à coup de promesses et de désinformation. Ainsi, dans le cas du CDG Express, on le met en avant comme garantie à la candidature de Paris pour organiser les JO en 2024, on fait croire aux salariés de la plateforme aéroportuaire qu’ils bénéficieront d’une desserte directe, rapide et moderne pour aller au boulot, sans leur dire qu’ils devront débourser 24€ à chaque voyage et que les titulaires de « Pass Navigo » n’y auront pas accès. En revanche, on les incite à dire tout le bien du CDG Express auprès du commissaire enquêteur. La réunion publique organisée à Mitry-Mory le 15 juin a bien montré que la majorité des citoyens et des élus présents n’étaient pas dupes et les points de vue et arguments convergeaient pour dire non à ce projet, malgré des absences notables et remarquables de Barons locaux, pourtant parties prenantes du projet.
Nous réaffirmons encore, comme à chacune de nos interventions à ce sujet, que les lignes B et K doivent répondre à la fois aux besoins de déplacement du quotidien et du voyageurs ADP. On ne tolérera pas un transport collectif à plusieurs vitesses laissant des voyageurs à « Pass Navigo » sur le quai, regardant passer les navettes à touristes et personnes pour affaires. La vigilance des riverains a déjà porté ses fruits, elle constitue une des voie pour que la réalisation de ce coûteux et inutile projet à tous points de vue soit empêchée, pour enfin laisser place à une véritable amélioration du RER B, que ce soit sur les infrastructures, sur les conditions de transport, sur la régularité et sur le coût. Sur ce dernier point, ne voilà-t-il pas que la région IDF annonce une augmentation du prix du « Pass unique » et là ce n’est probablement pas un mensonge et encore moins une avancée sociale ou écologique.

conseil muncipal du 24 mai 2016

Avec ce vœu pour la reconnaissance par l’état français du massacre de Sétif, Guelma et Kherrata le 8 mai 1945, Mitry-Mory rejoint de nombreuses municipalités françaises qui ont fait cette démarche et nous remercions notre Maire de l’avoir proposé afin que le devoir mémorial soit accompli. Ces massacres, ignorés de la République jusqu’à présent, doivent faire l’objet d’une reconnaissance officielle et la construction d’une mémoire commune entre la France et l’Algérie, C’est ce que souhaitent depuis plusieurs années des citoyens et des associations comme « Les Oranges ». Par ce vœu, nous disons aux algériens que nous ne sommes pas du clan des constructeurs de murs entre les nations, mais de celui des bâtisseurs de ponts d’amitié, de reconnaissance et d’échanges. Malheureusement, plus de 70 ans après cette date douloureuse, il existe encore des personnes niant ces faits validés par des historiens des deux bords, et c’est le cas d’une partie de l’opposition municipale qui n’a pas adhéré à cette proposition.
Un tout autre sujet; le nouveau marché d’entretien des espaces verts pour l’entretien des espaces verts concrétise l’orientation prise par la municipalité sur la gestion différenciée en faveur de la biodiversité. Ainsi, les abeilles qui vont coloniser les ruches installées en partenariat avec la Ville par l’association « Les amis des Butineuses » à l’espace Prévert, trouveront  à disposition et plus longtemps les espèces florales qui leur permettront de produire le miel que les mitryens ont pu découvrir lors de la fête de la ville.

conseil municipal du 11 avril 2016

La prévision budgétaire de cette année porte 9M€ en dépenses d'équipement. La salle festive prend un part majeure mais les écoles et la voirie ne sont pas pour autant oubliées. On peut noter une affectation de 1,3M€ au programme de voirie soit une hausse de 30% par rapport aux dépenses de 2015. Après l'avenue de la libération, nous continuerons par la rue Pillardeau et les trottoirs de l'avenue JB Clément. A cet axe structurant, nous portons une attention particulière pour lui donner une meilleure fonctionnalité tout en gardant son aspect végétalisé. Par ailleurs, grâce à notre action auprès du conseil départemental, l'avenue du 8 mai 1945 sera remise en état. S'agissant des travaux d'enfouissement des réseaux, au bourg le nouvel éclairage public participera à mettre en valeur l'église St Martin; l'avenue de Verdun et la rue Jean Jaures se verront aussi dotées de nouveaux candélabres. Enfin, la mise en œuvre progressive de la gestion différenciée de nos espaces publics permettra de contribuer au développement de la biodiversité et à considérer que la nature peut aussi s'épanouir en ville.

Conseil municipal du 11 fevrier 2016

Le débat d’orientation budgétaire, s’inscrit dans la continuité de celui que nous avons eu 2015. La série de remèdes proposés alors par le gouvernement n’a pas permis d’améliorer la situation des français. Malgré une reprise timide, le chômage ne décroit pas, notamment chez les plus fragiles, les séniors et les chômeurs de longue durée.
Cette année, nous pourrions redire à quelques exceptions et nuances près les mêmes choses  qu’en 2015, à savoir que l’État a abandonné son rôle de régulateur au profit d’agences de régulation ou du marché seul, que l’on peut encore souligner  qu’en matière de logement, la spéculation immobilière est toujours là et la concurrence continuera de fragiliser le service public. Plus localement, en matière de transports le RER B ne verra pas de sitôt sa modernisation achevée et le projet inutile de liaison ferroviaire express Paris-Roissy Charles de Gaulle nous maintiendra mobilisés.
Comme indiqué dans le document d’orientations budgétaires, le contexte peut nous plonger dans la morosité ambiante avec notamment le coup de canon de l’Etat sur la coopération intercommunale. Malgré l’étau qui se resserre sur les collectivités, notre ville s’emploie à investir pour améliorer le quotidien des mitryens en réhabilitant ses bâtiments municipaux (écoles, conservatoire,..) et en facilitant leur accessibilité, en entamant la construction d’un équipement festif, en modernisant ses espaces par l’accès aux nouvelles technologies, en requalifiant ses espaces naturels,…
Nous avons profité du renouvellement des grands contrats comme celui de chauffe, de la réfection des voiries ou encore de la maintenance des espaces verts pour bâtir de nouveaux cahiers des charges afin de gagner en performance et en cout. Quoique que puisse affirmer l’opposition, nous travaillons en quête permanente du meilleur ratio cout/avantage, pour un service public de qualité et pour tous.
Avec cette stratégie budgétaire dans un environnement contraint, avec le concours des mitryens et des services municipaux, nous réussirons ensemble à faire encore cette année de Mitry-Mory, une ville solidaire, innovante et respectueuse de son cadre de vie

Conseil Municipal du 17 decembre 2015-la biodiversité


Nous nous félicitons de l'initiative consistant à soutenir une nouvelle association en faveur de la biodiversité et nous souhaitons la bienvenue aux « Amis des Butineuses de Mitry-Mory ».
 
Lors d’un précédent conseil municipal, nous annoncions  la volonté municipale de se diriger vers le « zéro phytos » tel que le prévoit la loi Labbé et indiqué que cela constituait un des volets d’une nouvelle approche de la gestion des espaces publics.
En effet, nous avons entamé un projet de mise en œuvre d’une gestion différenciée de nos espaces qui convoque une implication des services municipaux et de la population. Il devrait permettre à notre ville de répondre à des enjeux environnementaux, culturels, sociaux et économiques.
Ainsi, nous préserverons et enrichirons la biodiversité, nous limiterons les pollutions, nous valoriserons l’identité de nos paysages et sites remarquables, nous améliorerons le cadre de vie, nous préserverons la santé publique, nous contribuerons à l’éducation à l’environnement des Mitryens, nous optimiserons nos moyens et adapterons notre matériel.
Avec la gestion différenciée des espaces publics, notre ville s’engage de manière ambitieuse et volontaire dans la ligne définie par la COP 21 sur le climat, mais aussi en continuité de la volonté de transmettre aux générations futures une ville moderne, saine et humaine.

Conseil municipal du 19 novembre-site Mory TNTE

L’ancien site de Mory TNTE dans la ZI de Mitry Compans fait l’objet d’une opération de démolition/reconstruction. Un nouvel entrepôt de 57000m2 doit prendre place et cette activité va générer un trafic de divers véhicules routiers dans un secteur déjà fortement congestionné.
Avec la disparition progressive des activités industrielles sur notre territoire national commencée depuis maintenant 40 ans, nous voyons apparaitre des entrepôts de plus en plus grands passants de 10000m2 à maintenant pour certains à 80000m2. Ils envahissent toute la ceinture de Paris et notre secteur se révèle spécifiquement impacté. Ils occupent un espace très conséquent et peu pourvoyeur d’emplois, par ailleurs souvent peu qualifiés. Ils portent aussi le symbole de nos sociétés d’hyper consommation de produits confectionnés à des milliers de kms avec un fort impact sur les ressources naturelles.
Nous nous opposons donc à ce projet